du 27/05/06 au 02/06/06

Récits de voyage > journal de voyage
Benin - Djidja, Honvi, Bohicon, Abomey
de Florian, le 08-06-2006

du 27/05/06 au 02/06/06

27/05/06

Réveil un peu plus tardif que prévu. Fanny et moi avons petit déjeuné à la maison avant de prendre un taxi en direction de Godomey. Arrivés là-bas, nous avons pris un taxi jusqu’à Comé, non loin de Grand Popo. De là, après nous être un peu baladés dans la ville, nous avons trouvé un Zemidjan surnommé « La Paix » qui a accepté de nous emmener tous les deux jusqu’à Bopa et Possotomé. Nous avons donc quitté Comé par la piste, pas vraiment en bon état d’ailleurs jusqu’à arriver à Possotomé après 1/2h de piste. Possotomé est le nom du village. C’est aussi le nom de l’eau de source la plus commercialisée au Bénin. Cette eau est réputée pour avoir des vertus thérapeutiques. C’est donc dans ce village que se trouve la source. A la sortie, c’est une eau naturellement chaude (environ 40°) qui arrive. En tous cas, le village doit bien profiter de cette ressource, d’autant que l’usine est à proximité du village. Ce village a un autre atout, il borde le grand Lac Ahémé. C’est un endroit vraiment calme. Nous nous y sommes longuement baladés avant d’aller à un maquis, sur le bord de l’eau pour manger du riz, du poisson frit et se rafraîchir. Après avoir très bien mangé je dois dire, nous sommes repartis tous les trois vers Bopa où nous avons longuement marché sur le bord du lac avant de s’arrêter à nouveau à la buvette, la chaleur se fait vraiment sentir. Bopa est aussi un petit village très agréable et les gens y sont très chaleureux. Il y avait une délégation importante d’hommes d’affaire et d’hommes politiques ce jour là (même la femme de Yayi Boni) car la femme d’un grand homme du pays est décédée. Ils sont donc venus pour la cérémonie. Le village était du même coup très agité. Après avoir crevé 2 fois sur le chemin du retour vers Comé et donc perdu presque 2 heures, nous nous sommes retrouvés bloqués dans des cérémonies Vaudous. 3 au total et un monde fou, bien plus qu’aux sorties des églises. Quelques revenants, des autels portatifs, de la musique à tout va et les femmes qui ferment la marche en entonnant des chants traditionnels. La nuit était déjà tombée, nous avons dû traverser de part en part ces trois cérémonies, ça fait vraiment bizarre cette agitation. Arrivés à Comé nous avons été commander chez une bonne dame la spécialité de Comé, de tout petits poissons frits que l’on mange entiers. C’est vraiment délicieux. J’ai fait découvrir cela à Fanny. J’adore ça. Après avoir trouvé un taxi, nous avons dû attendre presque 1/2h avant de partir, car une dispute avait éclaté entre le taxi et un taxi/démarcheur. Finalement nous sommes partis à 8 (4 devant et 4 derrière). J’ai profité de ce moment pour dormir un peu. Arrivé à Cotonou après de nombreux détours, nous sommes allés à Agla, un quartier situé non loin de la plage, pour rendre visite aux frères et sœurs de Fanny. La famille est grande. Nous avons bu un verre tous ensemble et avons beaucoup discuté. Un très bon moment. Nous sommes ensuite allés tous les deux manger des spaghettis avant de se séparer pour aller se changer et se doucher. Vers 1h je suis donc comme prévu aller passer la soirée à Gbégamey chez Fanny. Les Zemidjans s’étant faits inexistants à l’heure de mon départ, je suis resté dormir à Gbégamey.

28/05/06

Réveil à 07h30. J’ai quitté Gbégamey à 08h30 pour aller à l’Etoile aller confirmer à mes anciens voisins qu’ils viennent manger à la maison ce midi. Arrivé à la maison vers 10h, 2 des nouveaux voisins m’ont invité à aller boire un verre. Nous sommes donc allés à une petite buvette boire un verre. C’est la pluie qui a fini par avoir raison de nous et qui nous a obligés à se rentrer en courant. Je suis arrivé trempé à la maison. J’ai traîné à bouquiner un peu avant de sentir la fatigue arriver et d’aller me coucher. J’avais pensé dormir une petite heure, mais finalement je me suis réveillé vers 17h, déçu de savoir que tous mes programmes de la journée ont été gâchés par la pluie. La rue devant la maison était complètement inondée. Roger est arrivé peu après mon réveil. Nous avons discuté un bon moment avant d’aller manger un bout dans une cafeteria non loin de là. Nous nous sommes beaucoup baladés dans le quartier avant de rentrer vers la maison où nous avons encore traîné quelques heures autour d’un verre. Couché à 1h. C’est déjà la fin du week-end.

29/05/06

Mâtinée tranquille, un petit repas dès le matin, un tour au cyber et échanges avec quelques artisans. Nous avons réglé quelques un des problèmes actuels concernant la livraison. Toute la journée, ça a été le défilé des artisans, chacun est venu chercher un peu de travail. Moi-même, j’ai travaillé sur quelques bilans dans la journée. René est arrivé en milieu d’après midi, suivi de Pierre. Nous avons longuement discuté tous les trois. Au départ de Pierre, vers 18h30, nous avons travaillé moi et René sur son catalogue et sur l’un de ses projets de sérigraphies. Rufin est ensuite arrivé vers 19h30 et nous avons tous les trois quitté le bureau pour nous rendre à la buvette où je me rends habituellement. Là nous avons beaucoup échangé sur les problèmes actuels autour d’1 verre, de quelques patates douces et de pâte de banane frites. Antoine nous a rejoint vers 21h pour la seconde tournée. La discussion était intense, et elle a duré jusqu’à 22h30, heure à laquelle Antoine nous a quitté et où nous sommes allés manger un morceau, Akassa, jus (tomate pilée, oignon, piment) et poisson. L’akassa était froid, dommage. Mais le repas a été plutôt positif, et je vois que notre discussion n’a pas été inutile, elle a même redonné envie d’avancer. Très satisfait de tout cela donc. Rufin et René sont partis de la maison vers 00h.

30/05/06

Ce matin quelques artisans sont passés, nous avons fait quelques mises au point concernant les tissus à utiliser. Nous avons ensuite réceptionné une commande d’écru puis je suis rapidement allé à Ganhi faire ma réservation pour mon billet d’avion vers le Burkina. J’y ai passé un bon moment avant de repartir vers mon quartier, Gbéjromédé, où je me suis arrêté pour manger Foufou, j’en avais envie. La cuisinière est en plus très sympa. De retour au bureau, nous avons beaucoup discuté avec Pierre, Ginette et Désirée. Je suis allé faire un tour au cyber puis suis allé commander une boîte à suggestions au menuisier voisin. Les menuisiers ici font vraiment de très belles choses avec le peu de matériels dont ils disposent.
La pluie commençait à tomber à mon retour et elle nous a bloqués tout le reste de l’après-midi. Ginette est partie vers 18h. Quant à moi, j’ai continué à travailler un moment sur un dossier avant de partir au CCF voir Fanny. Sur le chemin j’ai rencontré Roger, qui venait à ma rencontre, malheureusement, on m’attendait déjà. Arrivé au CCF, nous avons marché moi et Fanny puis pris un Zemidjan pour nous rendre à Ganhi manger un morceau. Nous sommes allés au maquis « Chez Léa », un petit maquis très sympa et très accueillant. Nous y avons passé presque deux heures. Au menu frites et poisson frit, que d’huile !!! Nous avons quitté ce coin plutôt calme pour nous rendre au « O’ Grill » boire un verre. Finalement, nous y sommes restés jusqu’à 23h pour rentrer. Au retour je me suis arrêté à l’Etoile rendre visite aux Doubogans. J’y suis resté presque une heure. Nous étions heureux de nous retrouver. Nous avons marché un peu moi et Josi, avant que je ne rentre à la maison où Fanny n’a pas tardé à arriver pour m’amener quelque chose qu’elle voulait me donner. Nous sommes restés discuter encore au moins 1h avant que je n’aille me coucher.

31/05/06

Ce matin, réveil en retard. La journée a commencé par résoudre quelques problèmes d’ordre technique au niveau du bureau. Le responsable du projet coton, n’a pas tardé à arriver et nous sommes restés presque deux heures à discuter des sujets qui nous intéressent. Peu après son départ, c’est René (le président du Groupement) qui est arrivé, nous avons mis au point quelques documents pour la réunion prochaine, nous sommes mis d’accord sur quelques points importants à revoir, sommes allés rendre visite à mon menuisier concernant la boîte à idées, sommes allés faire un tour au cyber, faire quelques photocopies puis sommes allés manger non loin de là. Au menu, pâte rouge et poisson. Bien repus, nous sommes rentrés chacun de notre côté vaquer à nos occupations. De retour au bureau nous avons travaillé Ginette et moi. Jusqu’à ce qu’Antoine n’arrive. Nous avons bu un café avec Pierre et un Néerlandais qui était au bureau avant d’aller rendre une visite rapide à Charles. Antoine et moi sommes ensuite allés voir mon menuisier pour récupérer la Boîte à Idées avant d’aller chez lui pour essayer les tenues qu’il m’a cousues. En chemin nous avons trouvé Rufin qui du même coup nous a suivis. Arrivés à Fifadji, à l’atelier d’Antoine, j’ai essayé les tenues et nous avons traîné à discuter jusqu’à l’arrivée de Do Paulo (Dopolo). Nous avons bu un verre à la buvette voisine tous les 4 avant que Rufin ne me ramène à la maison car j’ai invité les voisines de l’Etoile à manger à la maison ce soir. Elles n’ont pas tardé à arriver d’ailleurs. Une soirée très agréable, un peu de musique, de rigolade et de discussions autour d’un plat commun de poisson, poulet, riz et akassa. Elles ont quitté la maison vers 1h. De main matin, je me réveille tôt, direction Djidja, eh oui, je deviens formateur demain.

01/06/06

Ce matin, réveil à 06h30 comme prévu. Le temps de se préparer, de discuter plus d’une 1/2h au téléphone avec Olivier puis de monter dans un taxi avec Pierre et notre technicien direction Abomey. Voyage pas trop difficile pour une fois. Nous sommes partis pour deux jours, à Djidja pour former un Groupement de paysans à l’utilisation du séchoir solaire et du poêle économe. C’est un projet que l’on a monté petit à petit depuis mon arrivée avec Pierre et qui a intéressé une structure d’appui aux filières agricoles locales. Ils souhaitent travailler avec un système de séchage économique et propre pour les cossettes de manioc, le Lafou et la farine panifiable. Arrivée à Abomey vers 10h dans les locaux du CEIRAD/VECO. Nous avons dû attendre un petit moment que l’animatrice et le comptable arrivent pour pouvoir prendre la route direction Djidja où plus précisément Honvi, un tout petit village. Nous avons fait la trentaine de kilomètres qui nous séparent d’Abomey à mobylette sur une piste vraiment pas en bon état. On aurait dit le Paris-Dakar revu et corrigé, mais d’une façon un peu particulière avec 4 motos en course. Nous avons traversé de nombreux villages et un paysage superbe de champs et d’arbres ainsi que de cultures d’anacardes (noix de cajou), de manioc et d’arachide, un paysage très verdoyant. Arrivée à Honvi vers 12h, nous n’avons pas mis beaucoup de temps pour monter le séchoir (que nous avions envoyé auparavant). Le temps de presser le manioc et que les femmes en séparent les fibres, il était 13h30 lorsque nous avons commencé à insérer le manioc dans le séchoir. Je suis ensuite allé avec un responsable du CEIRAD, me rendre compte de l’avancée sur le terrain de la promotion de l’utilisation de la traction animale dans les champs. Nous y avons passé presque 1h avant de retourner vers la ferme de François et Honoré Katakenon, chez qui la formation se déroule. A notre arrivée nous avons mangé (pâte rouge, jus et pintade) puis je suis allé me balader dans les champs de manioc et de maïs. Un paysage superbe. A mon retour, nous avons fait un point sur l’avancée du séchage avec la vingtaine de paysans présents. Je suis allé ensuite me promener une petite heure à Djidja, commune principale du secteur. Un petit tour à la buvette, quelques coups de téléphone pour organiser la soirée. Depuis mon arrivée dans la région, je dois dire que je n’avais jamais autant remarqué la présence du vaudou dans le secteur. Je suis ensuite rentré avec Léa, l’animatrice du CEIRAD vers la ferme d’Honoré après m’être bien imprégné de la commune de Djidja. Les enfants au village tout comme les adultes, étaient heureux d’avoir un étranger chez eux. Les échanges ont été nombreux avec les enfants (qui ne sont plus à l’école car ils ont été virés faute de moyens du CEG de Djidja) et avec les adultes, en particulier Mr Akossin et Honoré, mais aussi avec les responsables du CEIRAD avec qui nous avons partagé nos points de vue. Des discussions très riches et un apport mutuel. D’autres bénéficiaires des programmes du CEIRAD sont arrivés en milieu d’après-midi pour assister à la formation eux aussi, si bien que nous avons fini la journée au nombre d’une trentaine. Le soleil aillant quitté la place pour laisser les nuages encombrer le ciel, nous avons décidé Pierre et moi d’avancer sur la formation et de coupler le séchoir avec l’utilisation du poêle à charbon économe. Nous avons cherché de la cendre pour isoler le poêle puis avons expliqué le montage et l’orientation du poêle aux personnes présentes. Il était aux environs de 18h lorsque nous avons terminé sa mise en place. J’ai quitté le village avec le directeur du CEIRAD, Mr Béhanzin, que l’on appelle Eugène et qui est aussi le petit fils du Roi qui a le plus marqué l’histoire du Royaume du Dahomey, actuel Bénin. Nous avons énormément discuté concernant le vaudou, la royauté du Bénin et les projets de développement. Arrivé au bureau de CEIRAD, je suis reparti avec Léa, l’animatrice, pour aller voir un tisserand d’Abomey que je connais et qui a de grandes connaissances en la matière. Léa est elle-même tisserande, mais elle a un métier à tisser italien dont elle ne sait pas se servir. J’ai donc créé la rencontre. Après le départ de Léa, je suis resté discuter comme nous l’avions convenu avec Alphonse, ce tisserand, sur ces produits, afin d’étudier les possibilités de travailler avec lui. J’ai quitté Alphonse et Abomey vers 21h, en direction de Bohicon, à l’atelier de Julien, en face des PTT. Par chance, Julien était présent, avec Jean (Zago, le gardien de la maison). Il travaillait sur ses récups de bouteilles et sur deux batiks. Pour lui comme pour moi ça a été un grand plaisir de se retrouver. Nous avons longuement parlé jusqu’à l’arrivée de Pauline qui était elle aussi très satisfaite de me voir. Nous sommes encore restés un bon moment à l’atelier à discuter autour d’un (voir plusieurs) verre. Nous avons finalement fêté jusqu’à 4h du matin, avant d’aller à une buvette prendre un café et manger un morceau puis rentrer nous coucher.

02/06/06

Réveil à 7h. Deux heures de sommeil, c’est difficile, mais c’est moi qui ai réveillé la maisonnée. Départ rapide avec Julien après avoir quitté Pauline, un petit café pour la route et je me suis rendu comme prévu et à l’heure en plus au bureau du CEIRAD. En attendant Eugène, nous avons beaucoup discuté moi et une animatrice du CEIRAD. Dès l’arrivée d’Eugène, nous avons pris la route, en 4x4 cette fois ci, direction Honvi, même destination que la veille. Bizarrement, je ne ressens pas du tout la fatigue de la nuit. Arrivé là bas, Pierre avait déjà commencé la formation, aujourd’hui, c’est la farine panifiable de manioc que nous allons sécher. Un rapide bilan sur les résultats de la veille, quelques discussions avec Honoré, le propriétaire de la ferme et quelques uns des paysans qui étaient présents. Ce sont vraiment des gens ouverts et agréables. Nous avons prolongé la formation jusqu’à 12h, avant de tous manger ensemble (riz et poisson frit) pour clôturer la formation. Un bilan où chacun s’est exprimé pour faire le point sur la formation, bilan qui se révèle plutôt positif et qui permet de trouver les améliorations et adaptations nécessaires. Nous quittons Honvi vers 14h direction Abomey où nous avons bu un verre Pierre, le technicien et moi puis sommes montés dans un taxi pour Cotonou. Toujours une carcasse, et toujours à 7 dedans. Il fait chaud, si bien que j’ai préféré dormir le temps du trajet. Je suis arrivé éreinté au bureau où Ginette, Tété et moi avons discuté. Travail sur un petit dossier, repos, repas et douche seront mon programme jusqu’à 20h, heure à laquelle je me suis rendu au CCF pour assister à un concert où Fanny m’a invité. Après s’être un peu perdu avec le Kéké No, Fanny m’attendait déjà à mon arrivée. Le concert de ce soir c’est Drôle de Sire, étrangement, je découvre au Bénin un groupe français qui me plaît beaucoup, ils ont mélangé tous les styles à leur manière. Un très bon moment. Un autre concert a suivi, celui de Marcel Padey, un musicien très important au Bénin, c’est lui qui a participé à la Tournée Brassens autour du Monde. Le concert a été très mélodieux, aucun chant, seules les sonorités des instruments traditionnels. C’est à nouveau Akim Color aux percussions. Flûte, percus, gongs, et instruments inventés par Marcel Padey ont enchanté ce moment de soirée. Pendant son concert, j’ai discuté avec Fanny, Wilfried et Roger. Je me suis isolé un moment pour m’imprégner de la musique. J’ai aussi rencontré ce soir Guy-Léandre, un professeur de l’université d’Abomey-Calavi, et bizarrement en discutant, je me suis rendu compte qu’Honoré, le paysan chez qui j’étais aujourd’hui est son cousin. Du même coup, nous avons beaucoup discuté lui et moi. A la fin du concert, nous sommes repartis Fanny, Roger, Wilfried et moi vers Cadjehoun à pied. Roger a fait quelques clowneries avec la moto de Wilfried puis Wilfried nous a quitté. Arrivés tous trois à Cadjehoun, nous avons décidé d’aller manger un morceau à la place des Martyrs à la Diaspora. Sandwich pour moi et omelette/frite pour Fanny et Roger. Ça fait du bien de manger !! C’est au moment où nous quittions la place et que nous arrivions dans un coin non éclairé sous des arbres que les choses se sont compliquées. Deux bandits ont surgit de nulle part, attrapant le bras de Roger. A peine moi et Fanny avions réalisé qu’il s’agissait de bandits, qu’ils nous avaient tous deux attrapés aussi. Roger en a profité pour s’échapper et aller chercher de l’aide auprès des taxis motos et gardiens qui étaient dans le secteur. Les deux bandits avaient déjà les mains dans mes poches, le couteau sur mon ventre et le sac de Fanny en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. De sentir une lame prête à s’enfoncer dans son ventre, ça fait vraiment bizarre. Je n’ai pas bougé, et j’ai laissé faire, Fanny en a fait de même. J’étais comme estomaqué, incapable de crier ou de dire mot. Finalement, les efforts de Roger n’ont servi à rien, personne n’a daigné bouger le petit doigt !! Deux autres voleurs à moto sont venus chercher leurs acolytes et ils avaient déjà disparu dans la pénombre le temps que l’on réalise ce qui venait de se passer. En trente secondes tout était commencé et terminé. Certains ont remercié le seigneur qu’il ne nous soit rien arrivé, moi je remercie la chance. Tout s’est finalement très bien passé, aucun blessé, on peut s’estimer heureux. Si Roger n’avait pas pu s’enfuir, il est certain qu’ils nous auraient tabassés. Ouff !!! Ça fait bizarre tout de même. Nous avons finalement perdu le sac de Fanny, son portable et le mien, mais pas la vie. Nous nous sommes rendus au Livingstone, un bar non loin de là pour téléphoner sur nos portables respectifs et demander de laisser les cartes Sim et les papiers de Fanny mais en vain. Nous sommes ensuite allés tous les trois chez Fanny et nous sommes tous trois libérés en faisant un bilan plutôt positif finalement de cette expérience. Nous nous sommes tous trois finalement endormis comme des masses.

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