du 11/03/06 au 16/03/06

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Benin - Cotonou
de florian, le 17-03-2006

du 11/03/06 au 16/03/06

11/03/06

Aujourd’hui samedi, le programme est fait. Nous sommes allés moi et Nina, une rencontre qui travaille à l’UNICEF sur les traces de l’histoire. C’est notre histoire à tous et celle de l’Afrique de l’Ouest en particulier. C’est ce que l’on appelle pudiquement « le commerce triangulaire », c’est donc bien de l’esclavage que je parle, de « la traite négrière ». Je suis allé à Ouidah, lieu clé de l’histoire. C’est d’ici que des millions de personnes vendues par les rois des tribus ennemies contre des pacotilles et des armes ont été chargés dans des bateaux dans des conditions que l’on a du mal à s’imaginer pour aller travailler en Amériques. C’est donc de Cotonou que nous sommes partis après avoir patienté un moment avant de trouver une 504 ayant 2 places disponibles. Comme à l’habitude nous étions nombreux (pour ne pas donner le chiffre, neuf). Arrivée à Ouidah, devant la cathédrale où un mariage se déroulait, l’un des passagers de la 504 est descendu en même temps que nous. Et nous a proposé de nous accompagner gratuitement à la découverte de la ville. Après avoir refusé et vu son insistance pour nous accompagner, nous avons fini par accepter. Après tout, nous ne connaissons pas la ville. Nous sommes d’abord passés devant un temple vaudou « temple des pythons » qui donne juste en face de la cathédrale, ce qui prouve bien la cohabitation des traditions et des « religions importées ». Un peu plus loin on trouve d’ailleurs la mosquée !! Curieux de savoir ce qui se passe dans ce temple, nous avons fait en sorte d’y entrer. Le gardien du temple nous a expliqué les différents rituels qui y étaient célébrés. Ce temple existe depuis plus de 400 ans, c’est donc au milieu d’arbres gigantesques peuplés de centaines de grandes chauve-souris frugivores que nous découvrons ce temple. Au pied de l’un de ces arbres, ce sont les sacrifices un bœuf tous les ans et de plus petites offrandes tout au long de l’année, Sodabi, Manioc… Une case de repentir où les initiés vont au repentir se faire laver par des végétaux. Une autre case d’incantations à côté et une grande jarre renversée que tous les quatre ans, 41 filles vierges sont invitées à aller remplir à la mer dans un cérémonial bien particulier. Ne pas oublier le fétiche en face de cette jarre, auquel on est invités à faire des demandes que nous souhaitons voir exaucées et des offrandes. Devant ce fétiche les ossements du dernier bœuf égorgé. Au fond de ce temple une grande case fermée, renfermant, quelques dizaines de pythons. Ce sont eux qui sont vénérés. On leur ouvre la porte la nuit pour qu’ils aillent manger dans la ville. Les gens les ramènent au temple s’ils se sont égarés. J’ai donc eu le « privilège » d’avoir un python autour du cou.
C’est après cela que la vrai marche sur les traces de l’Histoire à commencé. Sous une chaleur de plomb, mais un air non pollué. 9 kms de marche nous attendent pour traverser ce que l’on appelle ici la route des esclaves, jusqu’à « la Porte du Non Retour ». Cette marche commence sur la place Chacha qui était auparavant le marché aux esclaves. Comme de nombreuses fois dans cette journée, on a du mal à croire que de telles choses aient pu exister en ces lieux tellement la vie y est présente. Depuis 1992, La route des esclaves a été légèrement mise en valeur à travers les différentes statues qui représentent les différentes étapes de cette route. Elle commence donc à cette place « du marché ». Durant la petite dizaine de kilomètres qu’elle représente, on passe devant les endroits clés de la dernière marche de ces hommes sur leur terre natale avant embarquement vers les Amériques. On passe d’abord devant l’emplacement, représenté par une statue, de l’arbre de l’oubli duquel les femmes faisaient 7 fois le tour et les hommes 9. Ce rituel était censé leur faire oublier leur famille, leur passé, leurs racines et surtout leur faire oublier leur qualité d’Homme. On passe aussi au lieu et place où les esclaves étaient enfermés durant de longues journées dans le noir afin de les désorienter totalement et de les habituer à la pénombre des cales. Les personnes jugées non robustes étaient attachées et enterrées vivantes dans une fosse commune, non loin de l’arbre du retour sous lequel d’autres encore ont été enterrés vivants pour que les âmes des esclaves mourrant en Amérique puissent revenir. Le paysage est pourtant malgré toute cette histoire, magnifique. Cette route traverse de petits villages, et le lac Nokoué où de nombreux pêcheurs s’y activent. Le terminus de cette route vient avec « La Porte Du Non Retour », sur la plage. Une plage qui n’en finit pas, longée de palmiers et de cocotiers. Un guide encore une fois, viens nous proposer ses services. A ses services, on ne peut se refuser, mais on sait qu’au final, il faudra sortir le billet. Retour vers Ouidah en Zem. C’est là que l’on se rend davantage compte de la traversée que l’on a faite. Arrivés à Ouidah, il est trop tard pour aller au musée. Nous décidons donc de nous séparer de nos « guides ». Mais comme nous aurions dû nous en douter, la négociation à été difficile. Bref, un petit tour au maquis pour étancher notre soif, et direction la forêt sacrée. Il s’agit en fait d’une forêt faisant partie du domaine d’un ancien roi de Ouidah qui se serait transformé en Iroko, un grand arbre de la région. Entrés dans ce domaine, une impression de bien être m’envahie. Aucun bruits, seul le chant des oiseaux, le bruit des feuilles mortes roulant sur le sol… Un peu à la façon d’un jardin japonais. Tout dans ce domaine est ombragé et les arbres tous plus gigantesques les uns que les autres donnent réellement une impression de mysticisme, de magie. A travers cette forêt, on peut observer différentes statues Vaudous de plus ou moins grande importance. En premier lieu, un homme portant les cornes et un pénis démesuré, représentant la puissance et la ténacité. Puis, la représentation humanisée de la Malaria. Il faut savoir, que ce que l’on ne pouvait contrôler était divinisé dans la culture Vaudou. Puis viennent les statues des femmes, des hommes à deux ou trois têtes, des enfants mal formés, des ferrailleurs des pêcheurs… Si bien qu’ici, de nombreux rituels ont toujours lieux de temps à autres. Et selon la divinité choisie, les initiés viennent effectuer quelques offrandes. Le reste du temps passé à Ouidah aura été consacré à deux choses. La première, a été une grande balade dans « le quartier brésilien », appelé comme cela car il est en fait l’ancien quartier colonial. On peut imaginer aux vues des villas aujourd’hui délabrées, la splendeur de ce quartier, mais aussi l’horreur des gens qui l’y habitaient. Les enfants ici ont gardé certaines habitudes vis à vis des Yovos. Il s’agit de demander des biscuits, de l’argent où des cadeaux. « Yovo, Yovo, bonsoir, ça va bien ? » suivi de la requête escomptée. Il s’agit de pérenniser ce qui se passait au temps colonial ? Arrivés non loin du cimetière de Ouidah, devant lequel trône un panneau « Amicale Pour La Vie ». Nous nous sommes arrêtés, pour nous restaurer dans un maquis, au menu, pâte de manioc et pâte de maïs avec la viande de chèvre, pour ne pas dire gras de chèvre. Je ne sais pas vraiment si je pourrais manger ça tous les jours, mais ayant déjà été initié à cela à Cotonou, et n’ayant pas encore mangé de l’après-midi, c’était bienvenu. Retour vers Cotonou, nous avons le choix. Soit prendre un « taxi 504 » soit monter dans une sorte de camion bétaillère. Les deux étant plus que bondés, nous décidons de patienter un peu. C’est alors qu’un Monsieur très sympa s’est arrêté pour nous prendre. « Bonjour, vous allez à Cotonou ? ». « Oui, Merci. C’est combien ? ». « Vous tenez à payer ou je peux vous rendre ce service ? ». «C’est vous qui voyez. ». Et nous sommes montés presque comme dans une voiture française équipée tenez vous bien De La Clim, et nous n’étions que trois. Le grand Luxe quoi. Il s’agit d’un Béninois qui n’a connu que la France et les Etats Unis et qui c’est dit il y a 2 ans, je perds mon temps ici, la vie est plus agréable au pays, je rentre. Il nous a fait partagé ses expériences. Au retour à Cotonou nous sommes allés boire une bière à la maison. Merci Nestor. A la revoyure !!! La soirée a été plutôt agitée. Et les premières tendances pour les présidentielles sont tombées. Yayi boni premier (33%), suivi de Hougbedji (24%), puis Amoussou (16%) et Soglo (9%). Couché vers 4 h après avoir bien fêté. Le réveil sera dur demain.

12/03/06

Ce matin, je m’étonne moi-même, réveil à 10H et décollage à 11H. Direction Ganvié. Arrivé à Abomey-Calavi, je descend, pour l’embarcadère de Ganvié. Ganvié est une cité lacustre de 35 000 habitants. Imaginez une ville de 35000 habitants construite sur pilotis au milieu d’un lac, et où l’on ne se déplace qu’en pirogue. Cette cité à été bâtie il y a de cela 4 siècles pour éviter les menaces d’une ethnie située du côté du Togo actuel. Au milieu de l’eau, ils ne risquaient plus rien, c’est un épervier qui leur aurait montré le chemin. Je monte donc dans une pirogue dont les seules énergies sont le vent, les rames et une canne de bambou. La voile est bizarrement installée en cours de navigation, il s’agit en fait de bouts d’étoffes cousues ensemble, mais elle est efficace. Nous passons entre les filets des pêcheurs, et les pièges en bambou qui sont disséminés sur le lac. Le lac Nokoué représente une surface de 150Km2. Arrivé au sein même de la ville, c’est la stupéfaction et l’étonnement qui me gagnent. De voir comment la vie est organisée dans des maisons sur pilotis construite en bambou et en chaume, et comment, ils ont pu élaborer quelques îles artificielles en sable ou en coquillages. Le commerce y est étrangement organisé. Le marché se fait sur les pirogues pleines de denrées alimentaires principalement. Quelques endroits dans la ville sont construits en dur. Après s’être arrêtés chez quelques artisans et dans la maison de la francophonie construite en 1992 et où il faut le rappeler, Bernadette Chirac en personne a dormi. La personne qui m’a guidé m’a fait rentrer plus en profondeur dans la ville. Je vous laisse imaginer quelle organisation cela représente que de vivre au milieu de l’eau. Quelques aigrettes un peu partout, font de la concurrence aux pêcheurs, mais ne semblent nullement dérangées par la présence humaine. L’air ici est vraiment plus abondant et surtout moins pollué qu’à Cotonou, et ceci n’est pas sans me déplaire. Finalement malgré tout ce que j’aurais pu imaginer, la vie ici semble très paisible et si bien adaptée à la vie aquatique qu’elle ne paraît pas plus complexe. Chacun ici tient son rôle. Les hommes pour une bonne partie pêchent, et les femmes quand à elles commercent, le poisson en particulier. Certaines vont vendre le poisson à Cotonou, et achètent avec l’argent obtenu des denrées telles que tomates, piment… qu’elles revendent. Fort de mes quelques rencontres rapides quoiqu’il en soit avec certains amis de mon accompagnateur Justin, nous sommes retournés vers le rivage, la nuit n’allant pas tarder à arriver, avec le vent contre nous la voile étant donc inutile. Nous avons donc ramés pour rejoindre la terre ferme. Croyez moi, ramer sur les quelques kilomètres qui séparent la ville de la berge n’est pas de tout repos et ne m’a pas épargné quelques sueurs. Mais cela reste un moment de tranquillité absolue et de franche rigolade avec Justin. Bref une après-midi inoubliable dont je ne pouvais me priver. A mon retour, Pierre était venu me rendre visite. Et dès son départ, les visites ont continué. Si bien que je n’ai été seul qu’à partir de minuit. La journée commence tôt demain. Une petite pensée au pays, la petite famille, que j’embrasse très fort, et les amis à qui j’adresse une pensée particulière. Et, comme souvent, une pensée pour David, que je ne reverrais pas à mon retour.



13/03/06

Aujourd’hui, lundi la fatigue du week-end est bien présente et les courbatures me rappellent les kilomètres avalés. Pour autant, la journée est placée sous le signe du mouvement. Ce soir je ne traîne pas, 23h au plus tard au lit. J’ai encore dans la tête Ouidah et Ganvié. Je vais essayer de vous conter aujourd’hui une histoire « vraie » en tous cas selon Sikirou, c’est du vécu. Je lui parlais en fait du vaudou, des animaux sacralisés et de mon départ à Grand Popo… Je ne saurais vous conter son histoire sur un hippopotame comme je l’ai entendue, avec la naïveté que l’on peut imaginer, mais je vais faire au mieux. Je = Sikirou. « Lorsque je travaillais avec les gardes forestiers dans la région du Mono, près de Comé. Nous avons eu à aller dans les villages. Et j’ai vu, en toute franchise l’Homme-Hippopotame. Cet homme pratiquait le vaudou dans son village. Or, dans ce village, un hippopotame allait souvent renverser les barques, si bien que les pêcheurs ne ramenaient plus de poisson. Un jour, le frère de sa femme a été renversé par cet hippopotame et est mort noyé. Cet homme qui se transformait en hippopotame, utilisait à travers des rites vaudous, une jarre remplie d’une eau miracle dans laquelle il lui suffisait de se baigner pour se transformer en hippopotame et ainsi ne garder le loisir de la pêche que pour lui seul. Sa femme ayant un jour découvert ses pratiques et ayant donc fait le rapprochement entre la mort de son frère et son mari, prise par un accès de colère brisa la jarre avant le retour de son mari déjà transformé en hippopotame. A son retour, son mari découvre avec horreur que la jarre est brisée. Il s’est donc précipité sur les quelques flaques d’eau miracle encore répandue par terre. Hélas pour lui, l’eau ne sera pas suffisante et seule une partie de son corps est redevenue homme. Si bien qu’il vit encore actuellement dans une marre non loin de sa maison et son corps est en partie humain et en partie hippopotame. » Sikirou m’affirme l’avoir vu dans sa marre. Moi, j’attends de voir !!!

14/03/06

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Qui a dit ça ? En tous cas c’était réfléchi sans le vouloir. Le symposium commence à être présent auprès de nous, si bien que l’on a accompagné l’un de ses représentants pour rencontrer la responsable de la Banque Régionale de Solidarité. Un rendez vous relativement long, mais malgré tout très intéressant. Un autre rendez vous est pris pour demain. La journée bien remplie, Antoine, comme prévu, est venu à la maison ce soir. Nous avons passé une soirée fort agréable ma foi, bien mangé et donc bien repus. Son départ un peu tardif, Roland est aussi passé en coup de vent et j’ai été comme à l’habitude papoter un peu au dehors. Voilà une autre histoire que Sikirou, m’affirme avoir vécu directement. Il était dans la région de Savalou. En plein village, et, lors d’une fête il aurait dit à un ami qu’il mangerait la viande de crocodile, qu’il en tuerait un avec un gourdin. Or, le crocodile est pour certains dans cette région, divinisé. Lors de son retour au village, il lui fallait traverser un petit pont au dessus de l’eau. Pont qu’il n’a jamais pu traverser ce soir là. Les crocodiles s’étant rassemblés autour à son arrivée. Les gens du village lui auraient demandé s’il avait pensé en mal des crocodile, et si c’était le cas, d’aller voir les initiés vaudous pour faire des sacrifices. C’est ce qu’il a fait. Le sacrifice qu’il aurait été obligé de faire a été de se laisser enfermer dans une case, avec de jeunes crocodiles, il devait se faire mordre par les petits, pour pouvoir récupérer un peu de sang. Quel courage !!!!! Les initiés ont ensuite récupéré ce sang et l’ont mélangé à l’eau de la lagune, à l’endroit même où les crocodiles l’empêchaient de passer. Tous les crocodiles étaient alors au même endroit. Le sang répandu, le Grand Crocodile, c’est à dire, celui qui est vénéré en particulier, est alors apparu et tous les autres ont laissé la voie libre. Le conflit était alors résolu. Ce soir, Antoine est passé à la maison, nous avons passé la soirée ensemble. Un bon repas afro-européen. Un peu de Béninoise. Et beaucoup d’humour. Le secret d’une bonne soirée. Soirée qui ne s’est pas achevée là puisque Roland est arrivé et que nous avons passé un petit moment au dehors avec Laurenda, Josi, Thérèse et Inès mes quatre compères de soirées.


15/03/06

Quelques avancées positives dans mon projet. Ça fait du bien de voir que les choses évoluent. Même s’il reste beaucoup à faire. Une dernière petite histoire, pour la semaine, qui m’a été contée par Rufin. Dans son village au Togo, les hippopotames sont très nombreux, mais on ne les chasse jamais et l’on s’adapte à leurs activités. On ne doit pas non plus penser à leur faire du mal où à les chasser du village. Un homme du village qui était à la pêche a vu sa barque renversée par l’un des hippopotames. Ce même hippopotame l’a piétiné dans le fond de la vase, si bien qu’il en est mort. Une fois enterré, et très étrangement, ce même hippopotame serait venu piétiner la tombe du défunt. Cela reste un mystère, mais il semblerait qu’il aurait voulu du mal à cet hippopotame en particulier. Roland est passé comme prévu à la maison. Nous sommes allés manger de l’autre côté de l’étoile. Sous les arbres sur le bord de la voie. Au menu, poulet et pâte de maïs rouge. Très bon ma foi, et je crois que je mangerais plus facilement la pâte comme ça. Boulot, boulot, faut pas que ça traîne, au dodo à 1h.

16/03/06

Très bonne journée. Quelques coupures de courant et d’eau qui semblent annoncer qu’elles ne seront pas les dernières. Mais cela n’entache pas la bonne humeur ici. Si bien que Ginette et moi sommes allés faire quelques courses en moto, pour « festoyer » tous les trois. Avocat à la béninoise et bonne humeur. Ce soir, c’est Rufin qui est passé discuter. Nous sommes allés boire un verre à côté. Les discussions ont été très animées si bien qu’Edwin et Laurenda sont venus se joindre à nous. Nous avons finit cette discussion autour d’un repas, au même endroit qu’hier. Ce soir c’est pâte de manioc (pinon) et poulet. Vraiment, personnes ne voudrait manger là à voir l’aspect, mais c’est vraiment très bon. Comme à l’habitude, j’ai fini la soirée avec les voisines. D’ailleurs, nous nous sommes vite quittés car la pluie ne prévient pas lorsqu’elle arrive. Si bien que d’un seul coup, comme les fois précédentes, le vent s’est levé très vite, les flashs des éclairs devenaient nombreux les portes dans la rue claquaient, les sachets plastiques volaient et les gens pressaient le pas pour ne pas se faire surprendre par l’averse. Le courant à alors, juste à ce moment là coupé. Cela donne une impression étrange, un peu comme dans certains films, une sensation « mystique ».

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