du 22/04/06 au 28/04/06

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Benin - Bohicon Aplahoué Djacotomey Azové
de florian, le 02-05-2006

du 22/04/06 au 28/04/06

22/04/06

Réveil à 07h30, à peine sorti de la douche, Antoine arrivait. Nous sommes partis chez lui à Zogbo pour prendre le café, puis sommes repartis à Zem direction le « stade de l’amitié » pour prendre un taxi. Nous allons passer par Abomey-Bohicon, Antoine doit aller à une cérémonie. Nous avons dû attendre un moment pour trouver un taxi, beaucoup de gens voyagent ce week-end. Nous avions enfin trouvé un taxi, mais pour une courte durée. Tout d’abord, il manquait encore deux personnes dans le taxi. Nous nous sommes arrêtés pour qu’encore deux personnes montent, mais elles étaient trop fortes. Nous avons essayé plusieurs combinaisons, mais les portes ne fermaient pas. On a donc abandonné. 300m plus loin, nous tombions déjà en panne. Les disques de frein ont sauté, et la roue à l’air désaxée. Nous étions quittes pour rechercher un autre taxi. Heureusement tout de même que nous n’avons pas voyagé avec ce taxi. Nous aurions pu avoir un grave accident. Nous sommes enfin dans un taxi, chargés à 7, c’est déjà plus confortable !! A 10h30, nous pouvons enfin prendre la route pour Bohicon. Un arrêt bananes, et nous y étions en 02h30. Nous sommes directement allés à la cérémonie. C’est à dire à l’enterrement d’une personne âgée qu’Antoine connaissait. C’est là que l’on comprend la notion de syncrétisme. Nous sommes arrivés juste pendant la procession. La croix du christ devant et les legbas (statuettes vaudous censées protéger la maison), un peu partout. Une grande buvette à été installée. Cette après-midi ce sera la fête ici. Nous avons bu un verre et sommes repartis après avoir fait nos salutations. Comme la faim était arrivée, nous sommes allés manger chez une bonne dame en profitant pour rendre visite à Julien, l’artiste que j’avais rencontré la veille. Il était avec sa femme Pauline. Accueil toujours aussi chaleureux. Surpris et heureux de me voir. Nous avons mangé et bu un verre ensemble. Julien était dans sa création de récup’. Nous les avons quittés direction la gare routière d’Abomey. Après avoir attendu une heure sous le soleil, que nous soyons 7 à monter dans le taxi, nous pouvions partir. Après quelques contrôles de police et 1h de route nous étions à Azové. Ville principale entre Aplahoué et Djakotomey. A la descente, nous sommes partis en direction d’Aplahoué pour faire une petite ballade dans les Bas fonds (zones marécageuses à la saison des pluies très vertes en générale), histoire de se rafraîchir un peu.
Bizarrement, nous sommes arrivés à une pisciculture. Peut être l’une des seules du genre au Bénin. Nous avons rencontré le patron, un ex colonel, le colonel Sagbo. Très accueillant, il nous a fait faire le tour du propriétaire avec grand plaisir. Nous expliquant d’où lui était venu l’idée, et comment ses parcs fonctionnent. Bien loin d’être une pisciculture moderne de chez nous, elle revêt un réel attrait. Il existe 3 volets dans cette exploitation. L’aviculture, la pisciculture et la pépinière. Tout cela dans le but que chacune des activités valorise l’autre. C’est une petite exploitation, mais réellement bien organisée. Chacun des bassins à poisson à sa spécificité. Au dessus de chaque bassin, des parcs à poules sur pilotis. Les fientes de celles ci en tombant dans l’eau se décomposent, permettant la naissance de micro organismes qui à la fois nourrissent les poissons et oxygènent l’eau. Ce qui permet donc une réel économie en matière d’alimentation. Ayant fait le tour de toute l’exploitation et ayant eu de très bonnes explications sur son fonctionnement, nous sommes restés à discuter avec le colonel pendant encore une heure. Quelqu’un de très sympa et très intéressant. En signant son livre d’or, je me suis rendu compte que la veille, Mr Vodouhe avec qui je travaille sur le coton bio était passé la veille au même endroit que moi. Le monde est vraiment tout petit, surtout que c’est vraiment paumé comme endroit. Nous sommes repartis en direction d’Azové pour faire un tour au marché, puis casser la croûte (Foufou et cabri). Là des amis d’Antoine sont arrivés, nous sommes donc restés plus longtemps que prévu. La nuit était déjà arrivée quand nous avons repris le chemin pour Segbehoué, le village natal d’Antoine. Là nous avons rendu visite à sa famille. Nous avons dû faire tout le tour du village pour rencontrer ses nombreux frères et sœurs, oncles et tantes. Partout où nous allions, il fallait manger et boire un peu. Un accueil partout agréable. Si bien qu’à la fin de la soirée je ne savais même plus si j’avais mangé où trop mangé. Nous sommes restés dormir chez l’un des frères d’Antoine, sur les coups de minuit, après une douche à la belle étoile. Les nuits sont plus fraîches qu’à Cotonou ici, et les journées plus chaudes aussi.

23/04/06

Réveil un peu moins matinal ce matin, il n’y avait pas de réveil pour m’éveiller. Nous sommes retournés voir encore quelques membres de la famille d’Antoine ce matin, avant d’emprunter une moto et de partir pour Djakotomey où Antoine a aussi de la famille. Nous y avons traîné un peu sous un arbre à manger des mangues, les cabris, cochons et poulets aux alentours. Des moments bien paisibles ma foi, comparé à l’agitation de Cotonou. Nous avons bougé pour aller à la buvette, boire un grand Coca bien frais et manger un bon plat de riz-sauce. Nous avons fait le tour du village où Antoine a été à l’école, puis sommes retournés à Aplahoué. Là, nous n’étions qu’à 20 km du Togo. Nous nous sommes balladés tranquillement dans le centre. Il est difficile de dire si Aplahoué est une ville ou un village. C’est une place d’agitation commune, où la vie à l’air d’être rythmée calmement. De retour dans la famille d’Antoine, nous avons à nouveau dû manger. A chacun de nos déplacements, tous les enfants du village nous suivaient. Mais si tu donne la main à un seul des enfants, ils te donneront tous la main. Les plus jeunes qui n’avaient jamais vu de blancs, couraient en pleurant dans les jupons de leurs mamans. Je ne me rappelle pas avoir déjà fait peur à des enfants !!! Ce sont vraiment des échanges très vivants ici. La spécialité du village, c’est les canaris (pots en argiles) tournés et bombés à la main. Un vrai travail d’orfèvre. Après avoir bu le Sodabi pour le départ et le vin de Palme au pied de l’Alambic, Nous avons pris le chemin du retour en taxi.
Nous avons fait un petit tour dans Lokossa avant de reprendre la route. Lokossa m’a paru l’une des villes les plus propres que j’aie eu à traverser jusque là. Puis passage par de nombreux villages, sur une route dangereuse de nuit apparemment (car les hippopotames s’y installent la nuit). Arrivée à Cotonou vers 19h. Un peu de repos, puis Inès m’a invité à aller manger chez Pablo, non loin de là. Nous restés à discuter au dehors. Couché à une heure du matin. La semaine reprend demain !!

24/04/06

Une journée occupée, beaucoup de passage au bureau, il y a expédition en fin de semaine. Coupures d’eau habituelles maintenant, un peu tous les jours. Remarque, ça fait des économies !! Vive les économies d’énergie. Un artisan d’Abomey est venu, et nous avons discuté de possibilités existantes concernant un des volets de mon programme. J’ai rencontré une personne clé dans mon projet ce soir, les choses avancent. Aujourd’hui, Vincent est arrivé de Lomé dans la soirée. Nous sommes allés Vincent, Ruffin et moi manger à l’extérieur. Une soirée sympathique ma foi. On peut parfois refaire le monde en 2 heures. Mais au réveil, c’est le même monde qui nous accueille.

25/04/06

Aujourd’hui, c’est réveil matinal, beaucoup de travail sur la planche pour préparer l’expédition. Heureusement, la pluie de la nuit à rafraîchit le temps pour une partie de la journée. Nous avons tous mangé ensemble ce midi, et les préparatifs de la journée ce sont faits dans la bonne humeur générale, mais ont fini relativement tard. Je suis allé en début de soirée voir un ami au Centre de Promotion de l’Artisanat, il peut me trouver de bonnes percussions. Finalement nous sommes restés à discuter puis sommes allés voir ce qui se présente de plus banal au CPÄ. J’ai aussi rencontré Akim, prof de percus qui vend des djembés de bonne qualité quant à lui. Je verrais ça demain. De retour au bureau, un peu de courage m’a permis de continuer à préparer l’expédition un peu, jusqu’à l’arrivée inopinée d’Antoine et Rachid. Nous avons bu un verre puis sommes allés manger un bout. Antoine et Rachid sont eux aussi de grands grimaçeurs !!! Une soirée plus que joviale. De retour à la maison, Nous avons finit la soirée tranquillement Josi et moi.

26/04/06

Ce matin encore option expédition. Ça commence à prendre forme. Dans l’après-midi, je me suis rendu au cyber, où Roland et moi avons discuté longuement (il travaille beaucoup actuellement et n’est pas passé depuis un moment). Je suis ensuite allé au CPA, rencontrer François à son atelier. François fabrique des toiles d’Abomey de haute qualité. Nous avons discuté longuement. Un petit détour pour aller voir Romain le sculpteur à son atelier. Ils travaillent vraiment bien. Puis, j’ai finit ma tournée par Akim, le prof de percus. Je suis bien évidemment repartis avec une percu !! Elle est en tous cas lourde à traîner. De retour au bureau vers 18h30. Pierre et Ginette étaient encore là, nous avons échangé sur certaines préoccupations, puis nous sommes séparés. Séance lessive, eh oui, il faut bien s’habiller, jusqu’à l’arrivée de Ruffin. Nous avions commencé à prendre un verre, mais après la coupure d’eau il y a deux heures, c’est la coupure d’électricité. Résignés, nous sommes allés manger tranquillement. De retour, nous avons joué cartes sur table, ou plutôt, joué aux cartes éclairés à la bougie. Pélagie et Josi nous ont rejoint et nous avons joué jusqu’à 1h du matin. L’électricité était revenue depuis une demi heure. Du sommeil, c’est pas de refus.

27/04/06

Ce matin, le réveil a été difficile. Plusieurs artisans étaient là assez rapidement. Quelques activités habituelles, et d’autres un peu moins. La journée est passée à une vitesse folle. Si bien qu’une partie de mon programme est reporté à demain. Après avoir couru dans la ville pour quelques courses, Rufin est passé et nous avons été manger chez Pablo. Une soirée qui s’est encore terminée bien tard.

28/04/06

Dernière journée de travail avant un long week-end de 3 jours qui nous amènera au mois de mai. Le temps file ici. Les pluies arrivent timidement, mais pour l’instant, elles permettent plus de rafraîchir en partie la température qu’elles ne gênent les activités de la ville. Mais certaines routes commencent déjà à être difficilement praticables du fait de l’eau. On ne la voit quasiment jamais tomber, elle tombe la nuit et nous réserve la surprise au petit matin. Quelques mises au point pour l’expédition, quelques ajouts encore, finalement elle attendra la semaine prochaine. J’ai reçu aujourd’hui quelques produits pour mon projet, on va pouvoir avancer à nouveau. En fin de journée, les choses se sont beaucoup précipitées. Il a été question de quitter et vider le bureau dès dimanche soir. J’ai donc tourné dans la ville ce soir pour trouver quelque chose. De retour au bureau nous avons décidé de rappeler à nouveau le propriétaire et nous sommes arrangés pour rester jusqu’à fin mai. Ouf !!! J’ai cru que mon week-end serait réservé au déménagement. Après cette précipitation, nous avons pris un bon repas avec Antoine puis avons traîné à discuter avec Josi.

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