du 13/05/06 au 19/05/06

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Benin - Adjarra
de Florian, le 22-05-2006

du 13/05/06 au 19/05/06

13/05/06

Ce matin, Fayomi est passé dire un petit bonjour et discuter un peu avant de retourner pour sa seconde activité, le zem. Ce samedi c’est destination Adjarra, un marché un peu particulier du Bénin où de nombreux artisans et artistes se retrouvent pour y trouver des matières telles que raphia, cauris, poterie, matériels en tous genres, des graines de toutes sortes et tout ce qui peut être utilisé pour l’artisanat. C’est aussi et surtout le lieu de prédilection des percussions en tous genres au Bénin et autres instruments de musique. J’ai donc décidé d’aller découvrir ce marché si différent. Nous sommes partis moi et Rufin (qui voulait lui aussi découvrir ce marché) à moto en direction de Porto Novo, Adjarra se situant à une dizaine de kilomètres de Porto Novo. Il est donc environ 10h lorsque nous quittons notre nouveau bureau et la pluie menace de tomber. A peine étions nous arrivés au pont du marché de Dantokpa que la pluie commençait à tomber. Connaissant la puissance de la pluie ici, nous avons intérêt à vite nous réfugier. Nous sommes donc vite allés dans la maquis le plus proche et nous avons bien fait. Après deux minutes, c’est un déluge qui s’abattait au dehors. La circulation s’est au même moment arrêtée. Il faut savoir que non seulement la pluie est violente mais qu’elle est souvent accompagnée d’un vent très fort. Résignés, nous sommes restés pendant plus d’une heure à l’abri à la buvette à siroter un verre. Tout n’était pas perdu, nous avons rencontré quelqu’un de très sympathique, Samson. Nous avons donc échangé calmement pendant que Cotonou se trempait. La pluie s’étant arrêtée, nous en avons profité pour reprendre la route. Malheureusement pour nous elle n’a pas tardé à reprendre, en une minute nous étions déjà trempés. Nous avons donc continué notre chemin vers Porto Novo éclaboussés par les voitures qui nous doublaient. Presque arrivés à Porto novo, nous nous sommes arrêtés nous réchauffer et nous sécher un peu dans une buvette du bord de la voie. Un bon repas bien chaud (mélange de pâte de maïs et pâte de manioc appelé agbeli et cabri), ça tient au corps et nous avons eu froid sur la moto. Nous avons repris la route pour le marché et là ça a été la croix et la bannière, mais nous nous sommes vraiment amusés. En fait, du fait de la pluie, de nombreuses voies sont impraticables, on nous a donc envoyés vers une voie soit disant plus facile. Je peux vous dire que la voie la plus facile est très difficile. On a pataugé dans la boue avec de nombreux détours pendant au moins une heure. La moto faisant des demi tours sur elle-même, des embardées, s’embourbant parfois, nous en a fait voir de toutes les couleurs. C’est normalement une piste de terre rouge, mais c’est devenu une pataugeoire impraticable. De nombreuses voitures (occasions venant d’Europe destinées à la vente au Nigeria voisin) nous doublent tout en éclaboussant tous ceux qui sont autour d’une boue rouge et visqueuse. Sales et trempés de toutes manière, il faut prendre les choses du bon côté. Nous nous sommes donc énormément amusés de la situation dans laquelle nous étions, au grand étonnement des gens qui nous ont vus passer. Ouf !!!! Nous avons atteint le bitume. Nous ne sommes plus très loin du marché. Après avoir tâtonné un peu, nous avons trouvé la voie du marché. Un petit chemin chaotique en terre rouge bordé de palmiers à huile, très joli. A notre arrivée au marché, nous avons rencontré quelqu’un avec qui nous avons discuté et qui nous a guidé dans le marché. Un marché très vaste. Il y a encore beaucoup plus de choses que je n’avais imaginé. Nous avons d’abord été négocier du raphia en quantité pour René et Rufin puis nous avons fait quelques achats (cauris, graines, statuettes,…). Nous sommes ensuite allés faire un tour dans le coin des percussions. Un choix énorme et des couleurs à n’en plus finir. Il y a aussi de toutes les qualités, mais surtout de toutes les formes. Nous avons longuement traîné dans ce marché avant de le quitter vers 17h pour le retour. Nous avons changé de chemin pour rejoindre Porto Novo et nous avons bien fait. En chemin nous nous sommes arrêtés voir un ami de Rufin menuisier. Arrivés à Porto Novo nous sommes allés voir Gilbert et Noël deux amis de Porto Novo. Avant de repartir vers Cotonou, nous avons pu assister à une procession vaudou et aux danses rituelles. C’est vraiment beau et impressionnant. Tambours battants, un homme habillé de raphia blanc d’une manière informe qui tourne sur lui-même avec une vitesse incroyable et qui s’étire d’un seul coup de plus d’un mètre encore en hauteur . Je ne suis pas mécontent d’y avoir assisté. Normalement les étrangers n’ont pas le droit d’y assister. Nous avons donc dû ne pas trop traîner. La route est longue (environ 1h à moto) et la nuit vient rapidement. A notre arrivée à Cotonou, la nuit tombait déjà. Nous avons bu un verre et discuté longuement avant de nous séparer. Roland est arrivé peux de temps après. Nous avons bu un verre ensemble à la maison, traîné longuement puis je l’ai raccompagné chez lui. Là j’ai rencontré presque toute sa famille (ses 5 frères et sa maman). Ici encore nous avons beaucoup discuté avant de partir faire un tour à pied avec ses frères et ses amis. Un arrêt à la buvette avant qu’ils ne me raccompagnent à leur tour chez moi. Il est déjà 03h lorsque je me couche.

14/05/06

Ce matin, c’est Antoine qui est venu comme prévu. Nous sommes allés dans son quartier voir deux de ses amis pêcheur, Jean Marie et Razac qui nous a proposé d’aller faire un tour sur le lac avec sa pirogue. Nous sommes allés manger un bout avant d’aller faire ce petit tour. De retour chez Jean Marie nous avons encore mangé une friture de poisson, je dois l’avouer excellente. Là on avale le poisson entier. Nous sommes allés emprunté une pirogue, celle de Jean Marie étant trop petite puis avons commencé la navigation. Une chose est sûre, l’eau n’est pas mon élément, mais c’est vraiment agréable de glisser dessus. Nous nous sommes rapidement arrêtés chez un ami de Jean Marie où l’on nous a sorti le Sodabi avant que l’on ne reparte. Après s’être bien baladés, nous sommes allés chez un autre ami de Jean Marie où trois fois de suite ils sont allés remplir la bouteille. Il faut dire que nous y sommes restés un moment. Nous étions donc au milieu de l’eau dans une case sur pilotis. Je me rends davantage compte maintenant de la manière dont on organise sa vie sur l’eau. La vie en tous cas est réellement paisible sur le lac. Seul le clapotis de l’eau pour faire du bruit, et un air vraiment plus frais qu’en ville. Pourtant nous ne sommes qu’à à peine un kilomètre de Cotonou. Nous étions presque sur le point de repartir lorsque des amis de Jean Marie qui relevaient leurs filets nous ont invités à aller les assister. La technique est relativement simple. On place des branchages dans l’eau qui en se décomposant créent un point de nourriture très apprécié des poissons. Au bout de 4 à 6 mois, on dispose un filet tout autour et l’on enlève les branchages. On ressert alors petit à petit le filet et l’on ramasse le poisson à l’aide d’une sorte de nasse. Le poisson y était présent en pagaille. Ça sautait dans tous les sens. Petit à petit, les femmes arrivaient en pirogue pour acheter le poisson dès que la pêche serait terminée et aller le revendre en ville. Mon rôle était d’attacher les nasses à l’extrémité afin d’en faire une sorte d’épuisette. La pêché étant terminée, les femmes ayant marchandé le poisson, ce qui reste est destiné au propriétaire de l’acadja (le lieu où les branchages sont disposés) et aux personnes qui ont assisté à la pêche. Il faut savoir que certains sont juste venus voir la pêche pour repartir avec un peu de poisson, le propriétaire ne pouvant pas passer pour avare. Ça a été une partie de pêche plutôt agréable je dois dire et très étonnante. Nous sommes retournés sur la terre ferme où beaucoup d’enfants du quartier nous ont accueillis. De retour chez Jean Marie, nous sommes rapidement repartis chez Antoine, sa famille nous attendant. Nous avons été accueillis avec un petit goûté, maïs et pois d’angole. Très bon. Nous sommes ensuite restés un bon moment tranquilles à la maison avec les enfants d’Antoine, puis il a fallu à nouveau remanger (poulet/pâte rouge/piment), la musique à bloc dans la maison, ça a été la fête !!! Il est 19h30 lorsque nous quittons la maison d’Antoine pour retourner chez Jean Marie, comme prévu. Là nous avons encore dû boire le Sodabi, avec certains de ses amis. Ambiance plutôt chaleureuse jusqu’à l’arrivée de Mr Honnon, le Grand Féticheur de Ganvié, de nombreux grigris autour du cou, une tenue traditionnelle, de quoi donner un semblant de mystique à la soirée. Antoine m’avais confié dans la journée que Jean Marie est aussi féticheur et Zangbouéto (gardien de la nuit habillé dans un cône de Raphia). J’en ai eu la preuve peu de temps après. Un climat de confiance étant installé entre nous, ils m’ont invité à leur cérémonie vaudou. Un coq et un cabri tués pour le sacrifice (et surtout pour le repas), du Sodabi versé au sol pour les ancêtres, un peu de gari et quelques feuilles placées à côté d’un masque de Revenant. Quelques incantations par-dessus, des gestes un peu étranges… De quoi avoir les yeux grands ouverts. Personne normalement n’a le droit d’assister aux cérémonies de ce genre, mais étant étranger, je ne peux comprendre le sens de la cérémonie, je pense que c’est la raison pour laquelle ils ont accepté de m’y faire participer. Le chef féticheur dont je parlais est impressionnant de mystique, à son passage tout le monde se courbe légèrement. Ils m’ont demandé de faire quelques demandes au Masque afin qu’elles se réalisent. Je n’aurai sans doutes jamais l’occasion de revivre cela. En tous cas ça va vraiment me rester. Les premiers rituels étant terminés, nous les avons quittés afin de les laisser manger et terminer la cérémonie. Je suis allé à l’Etoile faire un petit salut à la petite famille Doubogan puis suis rentré manger (j’ai encore découvert une boisson locale ce soir qui s’appelle Tchapalo, c’est du maïs fermenté que l’on pile par la suite et que l’on cuit avec un peu de sucre, c’est délicieux!! C’est avec cette même méthode mais sans sucre et plus fermenté que l’on fabrique le tchoukou tchouk, la boisson du Nord qui tausse) et me coucher au bureau aux environs de 00h. Une journée mémorable de plus.

15/05/06

Aujourd’hui, les choses ont évolué. Nous avons repris nos marques dans notre nouvelle demeure. La saison des pluies ayant bien commencé depuis plus d’une semaine maintenant, la fraîcheur est davantage au rendez vous, on respire un peu mieux et le bureau est plus aéré que l’ancien de l’Etoile Rouge. Travail sur quelques dossiers avec Pierre puis avec Ginette, quelques artisans sont passés ensuite dont Tété de qui j’attendais une livraison et Antoine qui est passé faire un petit coucou avec sa nièce. Nous avons à nouveau mangé ensemble le midi Ginette et moi (patates douces, alokos, beignets de farine de haricot, igname frit) un repas trop bourratif mais très diversifié. L’après-midi, je suis retourné voir le négociant en teintures écologiques nous avons parlé des résultats des premiers tests et avons fait quelques mises au point sur ce sujet. Je lui ai aussi livré sa commande que Tété m’avait amenée auparavant. Je suis ensuite allé passer du temps à négocier chez un photographe et faire quelques photos d’identité d’où je suis parti à 19h avant d’aller voir des amis au Centre de promotion de l’Artisanat. Au retour je suis passé devant l’Etoile, j’en ai donc profité pour y faire un petit coucou. Là, on m’a invité à manger avec eux, mais j’ai refusé, voulant aller rapidement au cyber. Finalement le programme a changé et nous avons traversé Josi, Pélagie et moi une partie de Cotonou pour nous rendre chez moi afin qu’elle sache où je suis maintenant. Nous nous sommes beaucoup amusés sur le chemin, mais ça fait tout de même une trotte. A peine je leur avais fait visiter la nouvelle maison que Rufin arrivait. Nous avons finalement été manger au coin de la rue un repas extra, riz au gras avec jus (tomate, oignon un peu sucré sans oublier le piment), poisson et akassa. Là encore nous nous sommes bien amusés, les assiettes ont failli valser !! Total de l’addition 850Fcfa (8F50) et bien calés encore. Les filles sont parties et nous sommes allés Rufin et moi prendre un autre verre dans une buvette non loin. Nous y sommes restés un petit moment avant de retourner au bureau pour refaire quelques photos de ses œuvres (des nouveautés) et faire quelques retouches à son catalogue. Rufin est finalement parti à 01h30. De main il va falloir se lever tôt, je dois absolument faire toute ma lessive qui traîne depuis un moment.



16/05/06

Réveil à 08h, lessive jusqu’à 09h environ, ça réveille de s’activer comme ça !! Après avoir fait quelques arrangements de dossiers, je suis parti vers 10h en direction de la poste de Jéricho. La pluie menace, mais ne tombe pas encore, il faut que je fasse vite, le vent se lève. Après avoir attendu un bon moment pour avoir un timbre, la pluie avait eu le temps d’arriver et à ma sortie, ce sont des trombes qui tombaient. Tout le monde attendait qu’elle cesse sous le hall. Voyant qu’elle n’était pas prête de s’arrêter, j’ai décidé de me mouiller. J’ai vite pris un taxi moto et ai fait les 2km qui me séparent du bureau sous cette trombe. Arrivé au bureau trempé, juste le temps de me changer et me sécher un peu que le responsable de l’organisme qui encadre les producteurs de coton était là comme je le lui avais demandé. Nous avons discuté longuement. De nombreuses perspectives existent !! Finalement après un bon café, ils sont repartis sous une pluie battante vers 14h. Un tour ensuite au cyber, j’ai de nombreuses choses en retard. Malheureusement, le nouveau cyber n’est pas ce que l’on va appeler ce qu’il y a de plus rapide … Au bout d’1h30, j’ai abandonné. De retour au bureau, Pierre et moi nous sommes taquinés un peu et Sabine, Fayomi et Rufin n’ont pas tardé d’arriver chacun leurs tour. Nous avons tous pris un café pour oublier la pluie qui tombe toujours. Ginette qui était partie faire une course a fait cesser la pluie à son arrivée. Il était temps. Il est quasi impossible de bouger avec cette pluie. La rue commence à s’inonder un peu. Travail au cyber de Roland jusqu’à 19h puis je me suis à nouveau rendu au Centre de promotion de l’Artisanat voir Romain, Raffyi et Roger. Malheureusement je n’ai pas pu rester très longtemps, Pierre ayant oublié sa clé, il a fallu que j’y aille pour fermer le bureau. Un tour pour voir le patron du cyber voisin à qui j’avais dit que je repasserais le voir pour discuter. C’est quelqu’un de très sympa et de très cultivé. Un petit repas chez la bonne dame qui a si bien cuisiné hier. Il était déjà 22h lorsque j’ai quitté le quartier pour aller rendre visite à Ginette et Chakirou. Nous sommes finalement restés tous les trois jusqu’à 00h dans la rue à discuter tranquillement. Le temps de rentrer et de prendre la douche, il était 01h. Il va falloir que je pense à récupérer.

17/05/06

Je suis retourné m’occuper de quelques dossiers ce matin au cyber, toujours des problèmes avec la connexion. Une longue quête ensuite pour pouvoir graver un cd puis retour au bureau. A 18h30, nous fermions le bureau, je me suis donc rendu comme conclu chez Charles qui habite sur le bord du lac Nokoué. Nous avons fait une longue balade vers Sainte Cécile, Gbédjromédé et Vossa. Nous nous sommes arrêtés chez plusieurs de ses amis et frères. Nous avons enfin été boire un verre après cette longue promenade. Ensuite direction le CPA où Roger devait m’attendre. Nous sommes repartis rapidement du CPA pour trouver une buvette où nous avons bu un peu et où nous avons fini par manger la pâte avec le cabri. Il était déjà 00h30 lorsque nous avons quitté la buvette. Nous y avons énormément discuté pendant tout le temps où nous y étions. Nous avons continué cette discussion à la maison jusqu’à 03h30. Le réveil va être difficile demain il faut que je me couche vite.

18/05/06

Ce matin nous avons travaillé un peu moi et Pierre avant que je n’aille au service immigration pour prolonger mon visa. J’y ai taquiné amicalement la personne qui n’avait pas voulu reconnaître son erreur la fois passée et elle ne s’est pas privée elle non plus. Malgré tout, le courant est donc très bien passé et nous avons réussi cette fois a ce mettre d’accord sur quelque chose. A mon retour, quelques artisans étaient là. Je suis rapidement allé au cyber pour gérer quelques mails. Et j’ai trouvé ce matin quelques encouragements agréables. Merci. La fatigue de la veille et le manque de sommeil se sont faits sentir peu après mon repas bien copieux ramené de chez la bonne dame (patate douce, graines de haricot, riz et spaghettis ). Un peu de travail sur les dossiers, quelques mises au point et recherche de solution. Ginette et moi avons à nouveau mangé vers 15h le gari (farine de manioc) avec du sucre, de l’eau et des cacahuètes, une habitude alimentaire bien d’ici. Rufin est ensuite passé au bureau et après quelques discussions avec Pierre, nous sommes partis faire quelques courses à Sikécodji puis à St Michel pour du matériel informatique. Je me suis ensuite rendu à l’Etoile pour voir les Doubogans. J’y suis resté plus de 2h et nous avons beaucoup discuté, même une surprise m’y attendait, le courrier que j’attendais depuis mars était arrivé je ne sais comment. Lorsque j’ai quitté l’Etoile pour retourner au bureau, il était déjà 20h30. Un bon repas copieux puis je suis allé voir mes paupières de l’intérieur. J’ai du sommeil à récupérer.

19/05/06

Ce matin la pluie tombe à nouveau abondamment, j’en ai profité pour dormir un peu plus longtemps. Nous avons travaillé Ginette, Pierre et moi sur quelques dossiers de finance, j’ai réétudier quelques dossiers sur le coton puis suis allé au cyber où j’ai perdu du temps car la connexion fonctionne très mal depuis peu. De retour au bureau vers 14h, j’en ai profité pour manger un morceau puis suis à nouveau retourné au cyber. Toujours le même problème pour travailler. C’est agaçant, mais il faut s’y faire ou s’y « fair ». Nous avons fini le travail à 18h30. Roger m’a appelé peu de temps après et m’a rejoint à la maison où nous avons bu un verre avant de partir vers le Centre Culturel Français pour assister dans un premier lieu à une pièce de théâtre béninoise « Instincts Primaires ». A la caisse se trouve Fanny avec qui j’ai beaucoup discuté avant de rentrer, nous devrions nous revoir à nouveau pour discuter encore. Une pièce dramatico-rigolote comme le dit roger !!! Vraiment de bons acteurs, une histoire de meurtre familial sur fond de trahisons et d’adultères pleine d’énigme. Un vrai bon moment. Tout le monde s’en est donné à cœur joie pour rire et s’amuser des qui pro quo. Les applaudissements eux non plus n’ont pas manqué. La pièce de théâtre à peine terminée c’est le concert du groupe Racines qui commençait. Il s’agit d’un groupe Béninois mêlant modernité et traditions. Tous les instruments (percus en tous genres et balafons) sont des instruments traditionnels. Seuls les deux guitares, le rythme et le chant sont vraiment modernes. Un mélange très plaisant et très entraînant. Les rythmes et les chants vont des chants traditionnels béninois, au rap en passant par le ragga. Chacun des musiciens se retrouve au micro et chacun son style. Vraiment un moment de proximité très intense. Tout le monde bouge. Des sons vraiment entraînants. Un très bon moment. Merci Racines. A la fin du concert, j’ai croisé Akim qui m’a vendu le djembé il y a un mois. Il est très connu dans le monde du spectacle béninois. Pendant que nous discutions ensembles, l’album de Brassens en registré avec Akim passait dans les enceintes. Dommage que cet album ne soit pas commercialisé, c’est vraiment du bon son. Imaginez Brassens sur de bons rythmes de percussions. Nous avons ensuite été au comptoir boire un verre Roger, Adam Leroy (un jeune rappeur Nigérien qui commence a faire son trou ici) et moi. Nous avons traîné un bon moment au CCF avant de repartir vers 00h30 pour nous rendre au Djembé Live où Akim m’avais invité à passer puisqu’il y jouait après. Arrivés là-bas, Roger, Adam et moi, le Zemidjan a voulu nous demander plus d’argent qu’il n’était prévu. Après avoir beaucoup discuté, j’ai fini par payer ce qu’il demandait voyant que des jeunes commençaient à s’intéresser un peu trop à la présence du Yovo. Rentrés dans la salle de concert, c’est une ambiance très particulière qui m’y attend. On nous amène un verre, c’est une salle relativement fraîche et bien décorée, haute en couleurs. Des rastas un peu partout. Et qu’est ce qu’ils jouent lorsqu’ils ne chantent pas leurs compositions ? Du Bob Marley !! Très spécial comme ambiance. La scène est totalement ouverte, qui le désire (de préférence ceux qui savent chanter) montent sur scène et accompagnent aux cœurs les rythmes de la batterie et des percussions d’Akim. Une ambiance de famille presque. Tout le monde à l’intérieur se connaît. Après y avoir longuement traîné, et après que Roger et Adam soient montés sur scène, nous avons quitté le Djembé Live pour rentrer chacun chez soi. Il se fait déjà plus de 04h lorsque j’arrive à la maison.

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