du 15/04/06 au 21/04/06

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Benin - Abomey
de florian, le 24-04-2006

du 15/04/06 au 21/04/06

15/04/06

J’ai programmé hier d’aller à Abomey, le berceau du pays Fon, et la base de l’histoire des Rois du Royaume du Dahomey (Glélé, Béhanzin, …). J’ai décidé d’y aller en train, pour tester, il paraît que ça vaut le coup. Donc réveil à 06h30, le train part aux alentours de 08h normalement, je dis bien normalement car en réalité, nous avons quitté Cotonou à 09h. Au départ, nous n’étions pas trop chargés, mais les places assises sont chères, je me suis retrouvé assis à côté de deux compatriotes très sympas au premier abord. Ils sont de Marne la Vallée en vacance au Bénin. Le train est d’un confort rudimentaire, ne roule pas vite, mais secoue beaucoup. Après quelques arrêts dans Cotonou, nous nous retrouvons à 3 ou 4 sur des banquettes de deux personnes maxi, ce n’est pourtant que le début du trajet. Plus on va et plus l’ambiance dans le train s’échauffe, tant si l’on parle de la chaleur que si l’on parle des discussions qui s’animent. Je serais curieux de voir cette ambiance dans un train de la SNCF !!! Nous nous arrêtons dans tous les villages que nous traversons, et à chaque arrêt nous sommes un peu plus entassés. La chaleur devient vraiment insupportable, surtout lors des arrêts les plus longs, car l’air ne rentre pas, nous sommes tous collés aux autres, et le soleil tape sur la tôle du toit. C’est parfois des arrêts d’1/2 heure, et là on crame. Les échanges sont très intéressants avec mes voisins, ça permet d’oublier un peu la chaleur et l’odeur qui règne dans le train. Il faut dire que mêmes les allées du train sont bourrées de personnes, de marchandises et d’animaux (poulets en particulier). Je donnerais cher maintenant pour pouvoir me frayer un chemin et trouver une place debout aux portes du train qui sont grandes ouvertes. Il faut préciser que certains qui n’ont pas pu réussir à rentrer dans le train voyagent sur le marche pied qui permet de monter dans le train. Après Toffo, on peut respirer un peu plus, beaucoup sont descendus. J’ai donc pu aller me placer à la porte du train. AH de l’air, quel bonheur !! Il reste encore 1h30 de route, ça va maintenant être plus facile. Arrivée à la gare de Bohicon (à 9 Km d’Abomey) vers 14h. Il faut préciser qu’il y a seulement 145 Km à parcourir entre Cotonou et Bohicon et qu’en taxi, il ne faut que 2h de route. Là nous en avons mis 5h, si je ne compte pas l’heure d’attente de départ du train !!! Ceux qui prennent le train régulièrement ici ont tout de même du courage. C’était tout de même sympa, une ambiance bien particulière. Et un transport plus qu’en commun, n’est ce pas ? Un petit tour au marché de Bohicon avant de prendre un Zem pour Abomey. Un marché assez typique, énormément de couleurs et beaucoup d’agitation. Une fois les 9 Km qui me séparent d’Abomey avalés, la première chose est d’aller au maquis pour se restaurer et surtout se désaltérer. Le train, ça creuse !! Béninoise, foufou et fromage Peul. Ça remet en forme !!
Direction le marché, puisque c’est le jour. On retrouve toujours cette même ambiance, mais celui d’Abomey est plus aéré que d’autres que j’ai pu faire ici et est étalé sur quelques rues. Petite ballade agréable donc, pleine de couleurs de bruits et d’odeurs. J’ai enfourché Zem direction le grand palais des Rois d’Abomey. De grands Rois qui ont gouverné presque la totalité du territoire Béninois à une époque. Ce palais s’étend sur plus de 40 hectares. Chaque Roi construisais son propre palais à la suite de celui de son prédécesseur. Les mœurs y étaient étranges pour exemple, lors de la mort du Roi Glélé, quarante des femmes de ce roi ce sont portées volontaires pour être enterrées vivantes avec lui. Quel dévouement !!! C’est aussi avec ces Rois que l’on a inventé les femmes guerrières : les Amazones sous le règne de Béhanzin. Les versions de l’histoire concernant la déportation du roi Béhanzin (dernier roi du règne) à Blida sont différentes. Ce roi vendait aussi des esclaves contre des canons. Par exemple 15 hommes ou 25 femmes pour un canon !! La vie des femmes était moins importante ?!! Pendant cette visite, j’ai rencontré une compatriote de Bretagne (une Brestoise) très sympa ma foi. Elle, travaille en République Centre Africaine. Nous sommes restés boire un verre ensemble et elle m’a expliqué la situation là bas qui ne paraît apparemment pas très simple. Nous nous sommes quittés pour que j’aille rechercher une chambre. Après avoir fait un grand tour dans la ville, j’ai fini par trouver une auberge pas chère où j’ai pu trouver la fraîcheur et la douche. Un nom un peu étrange, la Récade, mais un patron très sympa. Nous avions rendez vous avec Florence par la suite à la 5ème dimension, un maquis très animé avec concerts tous les week-end apparemment. Nous y sommes restés un bon moment à discuter. Puis sommes allés faire un tour dans la ville pour trouver un petit repas sympa. Comme elle ne connaît pas les plats béninois, je lui ai fait découvrir Foufou/Fromage. Nous nous sommes quittés dans la soirée tous deux fatigués. En se disant à plus tard dans le week-end si l’on se recroisait à Abomey. De retour à l’auberge, je suis resté discuter pendant une heure avec le patron, en discutant, j’ai fait le programme d’aller à Dassa, lui me disant que le trajet est relativement facile (100km à peine). Donc, je me lève tôt demain.

16/04/06

Réveil à 07h. Incapable de me lever de suite, j’ai encore traîné au lit. Puis un saut sous la douche. On enfile le pantalon, et on file chercher un taxi pour Dassa. Un seul taxi disponible !! Et qui dedans ? Florence, la Brestoise, décidément le monde est beaucoup plus petit que l’on ne pense. Une fois le taxi plein, c'est-à-dire 4 devant et 4 derrière plus deux motos (une dans le coffre et l’autre sur le toit), nous pouvions partir. La chaleur est déjà arrivée. Après 1h30 de route et quelques arrêts, nous étions à Dassa. Il est 10h. Il faut dire que le taxi n’était pas très clair. Avant les deux contrôles routiers qui sont sur la route, un des passagers descendait et montais sur une moto qui passait. Etrange. Donc Dassa. Nous commençons moi et Florence par une ballade dans la ville. Nous avons rencontré un vieux Peul totalement authentique, un vendeur de Grigris et de pharmacopée e, tous genres, je ne suis pas près de l’oublier. La faim nous rattrape rapidement, nous avons donc été au maquis manger un morceau, omelette et pain. Il est 11h00 lorsque nous quittons le maquis en direction d’une petite maison à flan de colline où habitent les descendants d’un des Rois de Dassa. Là, ils nous ont très bien accueilli. Ils nous ont montré le vieux cheval qu’utilisait le roi dans le temps. Un cheval tout en bois, très bien sculpté ma foi. Monté sur roulette et équipé afin qu’il puisse être tiré par les ministres du Roi. Le Roi l’utilisait lors de ses déplacements. Etrange non ? En fait, ce cheval tiendrait son existence dans le fait que le Roi aurait voulu un cheval, mais que les conditions pour un cheval, ne sont pas très bonnes à Dassa. Ce cheval a donc été construit par les Portugais, offert au Roi et ramené à pied depuis Ouidah. Nous avons ensuite été dans les collines nous balader un peu. Là, nous avons rencontré le fils du Roi actuel de Dassa (c'est-à-dire le prince) avec un de ses amis. Ils ont accepté de nous emmener sur les lieux de culte Vaudou de la colline. Un béninois n’a pas ce privilège, mais les Yovos ne connaissent pas Vaudou, on peut donc leur montrer cela !!! Là nous avons découvert des lieux très étranges après avoir totalement gravi la colline sur laquelle s’adosse le palais du Roi. Une vue imprenable, superbe, sur la ville et les alentours. Le prince nous a expliqué l’utilité des différents objets de culte et les cultes eux-mêmes. Très original !! La descente sera plus facile que ne l’a été l’ascension. Et la vue toujours aussi belle. Nous nous sommes ensuite rendus à la grotte mariale, là où soit disant, une villageoise aurait vu la vierge en allant puiser de l’eau. Depuis, ce lieu est un haut lieu de pèlerinage, en août en particulier. L’ancien Pape Jean Paul II y aurait prononcé une messe il y a quelques années. Une Basilique immense y a été érigée. Plus de 7000 places. Nous avons réussi à faire ouvrir les portes pour y entrer. C’est immense. Nous avons aussi rencontré l’évêque qui prononce les messes en cette Basilique, très sympa.
Nous sommes ensuite retournés vers la ville pour connaître l’heure de départ du train. Florence veut prendre le train pour retourner vers Abomey. Il a deux heures de retard au départ de Parakou. Florence devra prendre son mal en patience. Nous sommes donc allés vers le marché faire un tour. Le plus typique de tous les marchés que j’ai pu faire jusque là, en tous cas le plus extraordinaire !! Nous y sommes restés un bon moment. Entre les vendeuses de toutes sortes d’aliments, de fripes en tous genres (européennes en particulier), de toutes sortes de babioles, l’abattoir en plein air où un bœuf venait tout juste d’être abattu, et était en cours de découpage, la peau en cours de séchage et les mouches déjà au repas. Enfin, et c’est le pompon, les vendeurs de grigris et de toutes sortes de breuvages et ustensiles de la pharmacopée traditionnelle : les têtes de toucan, de crocodile, de caïman, de poissons, de serpents…, les peaux de serpents, de panthère, de chèvre…, les os en tous genres, les squelettes de tortues, les oiseaux exotiques séchés, les épines de porc-épic, les cornes de toutes sortes d’animaux et des mixtures pas vraiment appétissantes à base d’os, de feuilles et de plumes. Après cette longue balade et quelques rencontres, nous nous sommes quittés pour reprendre la route vers Abomey et Bohicon. Un petit tour au maquis avant de prendre la route et c’est parti pour une heure ½ bien serrés. Arrivés à Bohicon, je suis passé comme prévu rendre visite à un ami artiste de René et Ruffin. Il fait de la peinture, de la sculpture et de la décoration à partir le plus souvent d’objets de récupération. Il m’a merveilleusement reçu et m’a mis très à l’aise. Il a vraiment cette facilité de contact qui fait qu’en dix minutes, tu as l’impression que tu l’as toujours connu tout en découvrant énormément. Il a vraiment une très bonne notoriété dans le monde artistique. Mais il reste à Abomey petite ville très simple du Bénin. C’est sûrement lui qui a raison. Il fait des choses superbes. Je l’ai quitté pour aller visiter le palais du roi Béhanzin actuel et le rencontrer. Arrivé devant le palais, on me dit qu’il a des invités, que l’on ne peut le rencontrer. Dommage, j’avais quelques questions à lui poser. Ayant un peu de temps en rabe, j’en ai profité pour aller rencontrer les quelques artisans que j’avais rencontrés la veille. Ils étaient très heureux de me revoir. Certains font des toiles d’Abomey, d’autres font de la ferronnerie d’art, d’autres encore du tissage. J’ai pu les voir travailler, ils se sont bien occupés de moi. On a beaucoup parlé. Je les ai quittés sur les coups des 18h pour retourner voir Julie Degan, l’ami de René et Ruffin après être tombé en panne en Zem. Nous avons beaucoup discuté, jusqu’à 19h30 et nous sommes quittés afin que je reprenne le taxi direction Cotonou. L’orage devient menaçant et la nuit est déjà tombée. Nous étions à 9 dans le taxi, 4 devant et 5 derrière, heureusement que le vent est un peu frais et que la nuit est déjà tombée. L’orage sur le chemin est vraiment beau, des éclairs qui traversent le ciel dans tous les sens, mais la pluie ne tombe pas. Malheureusement, le chauffeur n’avait pas bien pensé son trajet, au bout d’une heure de trajet, nous sommes tombés en panne d’essence. Par chance, une vendeuse d’essence se trouvait non loin de là au milieu de nulle part, sur le bord de la voie. Nous avons donc pu repartir. Mais le départ fut de courte durée, des saletés du fond du réservoir bouchent l’arrivée d’essence. Toutes les 10 minutes nous retombions en panne et étions obligés de s’arrêter pour repomper. Nous sommes arrivés tant bien que mal à Cotonou sur les coups des 22h30. Nous avons été manger un bout au maquis avec Inès puis je suis allé me coucher vers 00h. Demain je me réveille tôt, je suis invité à un baptême.

17/04/06

Réveil à 07h30. Direction chez Ginette, nous allons à Cococodji à l’église St Gabriel pour les 09h pour le baptême de deux des enfants d’Augustine, l’artisan teinturière avec laquelle je travaille. L’église n’étant pas assez grande pour accueillir tout le monde, des chaises sont placées à l’extérieur de l’église. Il y a deux choses aujourd’hui, c’est lundi de Pâques (donc férié) et c’est baptême. La messe n’a réellement commencé qu’à 10h. Mais elle a duré par contre. En fait il s’agit du Baptême de 60 enfants en même temps. Tout comme les taxis sont collectifs, les Baptêmes le sont aussi !!! La messe se déroule en Fon, donc je ne comprends pas grand-chose, mais j’observe beaucoup. Certains dorment, d’autres discutent et d’autres encore sont en pénitence depuis le début. En dehors de cela, la messe est très animée. Il y a un orchestre, guitare, batterie, chants et percussions. J’aurais au moins réussi à assister à la messe une fois ici. Elle a finit à 13h, mais je n’ai pas tenu jusqu'au bout et suis allé manger une glace puis un sandwich à l’avocat en attendant la fin. Nous sommes ensuite allés chez Augustine continuer la fête. Nous étions une vingtaine et l’ambiance était plutôt joviale. Un très bon repas avait été préparé avec une multitude de plats différents allant de la pâte noire (à base d’igname séché) en passant par les boules de sésame, les frites et le poisson frit. Une ambiance de repas de famille quoi !! Nous sommes repartis sur les coups des 16h avec Ginette en taxi. De retour à la maison, Antoine n’a pas mis longtemps à faire son apparition. Nous sommes sortis pour rendre visite à Rachid qui n’était pas présent, nous sommes donc allés faire un tour dans les beaux quartiers de Cotonou (quartier des Ministères, Haie Vive) puis à la plage de Croix du Sud pour atterrir à l’aéroport où j’avais besoin de quelques infos concernant les correspondance Ouaga-Cotonou. Nous sommes ensuite repartis en direction de Fidjrossé Plage où il y avait un monde fou. Des embouteillages incroyables !! Nous sommes restés coincés pendant presque ¾ d’heure sans pouvoir avancer ni faire demi tour, pour finalement réussir à rebrousser chemin. Nous nous sommes retrouvés dans un maquis non loin du stade de l’Amitié où nous avons bu un verre et mangé chez un nigérian un peu de cabri. Très bon ma foi. Direction chez Antoine où l’on nous a réservé un bon petit repas. Retour vers la maison pour un bon sommeil.

18/04/06

Les activités reprennent. J’ai plusieurs choses à faire dans la mâtinée, entre autres aller au service immigration, au bureau Air France puis Air Burkina. Je suis retourné l’après midi à l’immigration. Ahh, les administrations !!! Quelques bonnes nouvelles concernant mon dossier. Une coupure d’électricité de 11h à 17h30, en dehors de cela, rien de neuf. Ce soir nous avons mangé avec Ruffin dans un maquis non loin de là, après avoir travaillé sur son catalogue. Puis j’ai encore trouvé l’occasion de rester traîner au dehors avec Josi, sa maman et Laurenda. Nous avons fêté Pâques en retard comme convenu la veille au soir.

19/04/06

L’un des artisans tisserand avec lequel on travaille est décédé en fin de semaine dernière. Etrangement, son enterrement aura lieu le 06 août. En discutant, j’apprends que les enterrements peuvent se faire parfois un an après le décès, le temps que toute la famille soit réunie. Parfois, on peut enterrer le corps dans la cour de la maison, la nuit après quelques cérémonies, puis faire l’enterrement officiel quelques mois plus tard avec un cercueil vide. C’est là que l’on en vient à parler du Nigeria. Plusieurs personnes confirment qu’au Nigeria, il ne fait pas bon dire que tu est malade, sinon, on t’aide facilement à mourir (en famille) et tous les hommes se réunissent la nuit pour découper puis manger cette personne. Apparemment ce n’est vraiment pas rare. Il faut tout finir avant le lever du soleil. Il y aurait même un marché à Lagos (au Nigeria) où l’on peut aller acheter sa viande humaine. Beaucoup ici au Bénin ont peur d’aller au Nigeria, pour ces raisons entre autres. De tout ce que j’ai pu entendre en tous cas, c’est un pays qui paraît très différent du Bénin.
Ce soir nous sommes allés faire un tour dans la ville avec Ruffin puis nous sommes arrêtés manger poulet/akassa dans un maquis à Sikecodji. Puis retour au bercail pour un saut au lit vers les minuit.

20/04/06

La nuit a été difficile, ce n’est que difficilement que j’ai réussi à fermer l’œil cette nuit. Il a plu un peu cette nuit. Du coup, réveil en retard avec mon premier mal de crâne du séjour. 2 Efferalgans et la journée pouvait commencer. Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Ginette. Bon anniversaire. Première chose à faire, aller au service immigration récupérer mon passeport. Malheureusement, tout ne se passe pas aussi facilement que ça dans les administrations d’ici. J’avais demandé une prolongation d’1 mois de mon visa qui expirait le 13 mai, et je me retrouve avec un nouveau visa d’1 mois qui expire le 18 mai. Vraiment ils ne se sont pas foulés pour faire l’erreur. Je suis obligé de retourner à nouveau là bas dans l’après midi pour régler ce problème avec le chef car elle ne veut rien entendre. Malheureusement, les vertiges, maux de tête et courbatures sont revenus de plus belle. Je me suis couché toute la journée, malade. J’ai dormi jusqu’à 19h. J’ai tenté de me lever, mais impossible de rester debout, vertiges, plus de forces. C’est une mini crise de palu. Ça fatigue bien. Je vais de chaise en chaise sans rester debout. Bien fatigué quoi. Heureusement, avant de fermer le portail, j’ai pu voir Josi pour lui demander d’aller me chercher à manger, me disant qu’après cela ça irait peut être mieux. J’ai tout de même réussi à manger, mais suis retourné me coucher peu après. Le sommeil est difficile à trouver, même si je me sens très fatigué. J’espère que demain ce sera passé. J’ai mal partout.

21/04/06

Cette nuit encore il a plu vers 4h. J’ai encore passé une nuit difficile, mais j’ai tout de même réussi à trouver le sommeil. Je me suis levé vers 08h30. Un petit café pour commencer la journée. Les maux de la veille ont l’air de vouloir s’estomper. Je reste tout de même fatigué. Une surprise, les deux Yovos avec qui j’avais discuté dans le train d’Abomey sont passés me saluer. Ils m’ont raconté leur week-end et leurs péripéties à la Pendjari. Après leur départ, je suis retourné au service d’immigration pour régler ce problème. Mais ça reste une administration !!! On m’a fait attendre dans plusieurs bureaux. J’ai rencontré à peu près tout le personnel du site sans que personne ne reconnaisse la faute commise. Je suis reparti vers 12h30 (j’y suis donc resté presque trois heures sans aucun résultat). Je crois que je n’arriverai pas à leur faire comprendre, ils sont bouchés !! Un tour au cyber, puis à la SBEE, puis travail avec Antoine et Ginette sur la prochaine expédition. Les courbatures commencent à disparaître, la joie et la pêche commencent à revenir. Dès la fermeture du bureau, je suis parti au Centre de Promotion de l’Artisanat voir François, un artisan qui fabrique des toiles d’Abomey. Il m’a fait visiter son atelier et celui des sculpteurs, ferronniers, orfèvres. A son départ, je suis allé vers les sculpteurs discuter un peu. Ils font vraiment de très belles choses. J’ai beaucoup discuté avec l’un d’entre eux en particulier, Romain. Il m’a donné un peu d’ébène et nous sommes allés chez Maman Bénin boire un verre. Après cela, retour à la maison où Antoine et Ruffin m’attendaient. Nous sommes allés manger un morceau, puis sommes rentrés vers 22h30. La soirée a été agréable. Je suis encore resté un peu éveillé pour travailler le bois. Couché vers 1h, la nuit sera courte, demain nous partons au village d’Antoine à Djakotomey.

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